1900, 24 août – Emma Fauteux; et Hypolite Thomas dit Tranchemontagne, 65 ans
- 19 nov. 2024
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Dernière mise à jour : 20 sept. 2025
1900, 24 août – Emma Fauteux; et Hypolite Thomas dit Tranchemontagne, 65 ans
Homicide domestique par un conjoint suicidaire – Arme à feu (revolver calibre .32)
Montebello, Outaouais – 2 SC
Stanislas « Tanisse » Lacroix, son mari, pendu.
Après avoir perdu un enfant en décembre 1899, Emma Fauteux a pris la décision de quitter son mari, Stanislas Lacroix, parce que celui-ci faisait preuve d’une jalousie maladive. Pour ce faire, elle s’est installée à Papineauville, avant d’aboutir chez sa sœur à Montebello, dans la région de l’Outaouais. En juin 1900, Lacroix a dit à un ami que « ma femme ne mourra jamais autrement que par ma main ». Lorsqu’on lui a répondu qu’un tel acte lui vaudrait la pendaison, il a répliqué que « ça va me faire rien de monter sur l’échafaud. »
Au matin du 24 août 1900, Lacroix a commencé à boire de grandes quantités d’alcool avant de se diriger chez Rose-Délima, la sœur d’Emma. Sur place, il a injurié sa femme avant d’emprunter 3$ au chef de gare pour acheter un revolver de calibre .32 à canon court et 50 cartouches. La facture s’est élevée à 2.75$. Pendant ce temps, Emma s’est réfugiée chez une voisine, mais Lacroix a réussi à la retrouver. Emma se trouvait donc en compagnie de son poupon Clémentine et de quelques autres personnes, dont une veuve de 73 ans, Philomène Lauriau, 60 ans, et Hyppolyte Thomas dit Tranchemontagne, 65 ans.
À l’arrivée de Lacroix, Emma s’est réfugiée dans une chambre avec son bébé. Lacroix l’a rattrapé et empoigné avant de la traîner dehors, où il a tiré sur elle à trois reprises à bout portant. Morte sur le coup, Emma s’est effondrée, la petite Clémentine coincée sous son cadavre. Ensuite, Lacroix est retourné dans la maison. Croyant que le vieux Tranchemontagne était l’amant de sa femme, il a également tiré sur lui. Le vieil homme a réussi à se traîner dehors avant de s’effondrer à son tour.
Le procès de Lacroix s’est ouvert le 18 décembre 1901 au nouveau palais de justice de Hull. L’accusé a été déclaré coupable. Il a été pendu le 21 mars 1902.
Lacroix a crié publiquement que la justice ne gagnerait pas contre lui et qu’ainsi il se suiciderait avant le grand jour. Certaines précautions ont donc été prises pour éviter son suicide. En 2010, l’historien Raymond Ouimet a consacré un livre à cette affaire.



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