1933, 23 février – Joseph Gagnon
- 24 déc. 2024
- 1 min de lecture
Homicide motivé par des gains relatifs aux assurances ou à l’héritage/Homicide domestique par une conjointe – Empoisonnement
Saint-Joseph-de-Beauce - 1 SC
Marie Fournier, son épouse de 24 ans, reconnue coupable d’homicide involontaire, 15 ans de prison.
Mariée depuis 18 mois, Marie Fournier savait que son contrat de mariage lui devait 1 000$ à la mort de son mari. Elle a donc emprunté du caustique chez un voisin, sous prétexte qu’elle avait du nettoyage à faire. Le 23 février 1933, son mari, Joseph Gagnon, a été retrouvé mort empoisonné. Avant de mourir, il a fait une déclaration selon laquelle il admettait être entré chez lui sous les effets de l’alcool, que sa femme lui a ensuite fait boire quelque chose alors qu’il n’avait rien demandé. Peu après, il avait commencé à sentir qu’il suffoquait. Il est mort quinze minutes seulement après avoir fait sa déclaration.
En décembre 1933, Marie Fournier a été reconnue coupable d’homicide involontaire. Elle a écopé de 15 ans de prison, mais son avocat a porté la cause en Cour d’Appel, puis a inscrit la cause à la Cour Suprême en se basant sur l’admissibilité de la déclaration ante mortem de la victime. En octobre 1934, le procureur de la Couronne a fait valoir qu’aucun document n’avait été déposé par la défense depuis le mois de mai pour faire valoir ses arguments. Or, cela pouvait s’expliquer par le fait que Me Alleyn Taschereau, l’avocat de Marie Fournier, était retenu chez lui par la maladie.


Commentaires