1960, 20 mai - Royce O. Smith, 52 ans
- 25 oct. 2024
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Dernière mise à jour : 5 juil. 2025
Homicide commis lors d’un vol – Arme à feu
Montréal, 6008 avenue Darlington, Banque de Montréal – 1 SC
Non élucidé.
Le vendredi 20 mai 1960, vers 13h00, des voleurs sont entrés dans la Banque de Montréal, sur l’avenue Darlington. Par la suite, les choses ont rapidement tourné au vinaigre. Dans le feu de l’action, Royce O. Smith, le gérant de la banque, a reçu une balle en plein cœur. En fait, Smith revenait à peine de dîner quand il a vu trois hommes masqués et armés venir vers lui. Instinctivement, il a décidé de leur bloquer la route pour tenter de les empêcher d’entrer dans la banque. Mais ceux-ci n’ont pas voulu dévier de leur projet. Ils ont bousculé Smith et pendant ce petit affrontement, un coup de feu est parti. Smith est mort sur le trottoir, presque instantanément.
Les trois bandits, qui étaient déguisés en cow-boys, ne se sont pas gênés pour entrer dans l’établissement et s’emparer d’une somme évaluée à 1 800$. Ils ont pris la fuite à bord d’une automobile volée qu’ils ont finalement abandonné à Outremont.
Une des plus importantes chasses à l’homme de la ville de Montréal s’est alors enclenchée. Par ailleurs, on a appris que Smith s’apprêtait à assister à la graduation de son fils à l’Université McGill.
Vers la fin de mai, on a vu apparaître dans les journaux que la Banque de Montréal offrait une récompense de 20 000$ à quiconque pouvait fournir des renseignements permettant l’arrestation ou la condamnation du ou des responsables de la mort de Smith.
En décembre 1960, La Patrie du Dimanche a mentionné dans ses pages que des policiers de Montréal, revenant de Toronto pour les besoins de leurs enquêtes, étaient convaincu d’avoir rencontré les responsables de la mort de Smith. Il s’agirait, selon cette source, de quatre immigrants tchèques.
En décembre 1962, les policiers ont rapidement fait des liens entre le hold-up qui avait coûté la vie à Smith en 1960 et celui de Ville Saint-Laurent, où l’un des bandits était déguisé en Père Noël. Mais aucun lien sérieux ne semble avoir été établi entre les deux crimes.
Au printemps 1963, on a appris qu’un certain Clifford A. Josling avait entamé une poursuite contre le détective Henri Francoeur pour détention illégal car celui-ci l’avait arrêté et détenu pendant une semaine en lien avec l’affaire du meurtre de Smith. Le juge a déclaré que Francoeur avait simplement obéi aux ordres de ses supérieurs, d’autant plus que le coroner avait été informé que Josling possédait ou pouvait fournir des informations sur le crime.[1]
[1] Dimanche-Matin, 22 mai 1960; Sherbrooke Daily Record, 9 juillet 1960; La Patrie du dimanche, 18 décembre 1960; La Presse, 20 décembre 1962; Montréal-Matin, 31 mai 1960; Montréal-Matin, 21 mai 1960.





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