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1991, 16-17 janvier – Danielle André, 33 ans 

  • 31 août 2025
  • 2 min de lecture

Homicide sexuel – Arme à feu - Enlèvement/Séquestration 

Montréal, Vimont, rue Capitol / Laval, boulevard Saint-Martin – 2 SC 

Jean-Pierre Duclos, 35 ans, prison à vie. 

Le 17 janvier 1991, c’est le long d’une voie ferrée, tout près du boulevard Saint-Martin, à Laval, qu’on a retrouvé le corps de Danielle André, 33 ans. La jeune mère de deux enfants était à moitié nue, ficelée et criblée de balles. Le tueur l’avait abandonné parmi des débris de construction. 

Les enquêteurs ont rapidement remonté la piste jusqu’à Jean-Pierre Duclos, un homme de 35 ans. Danielle l’avait rencontré le 15 janvier dans un bar de Chomeday. Dès ce premier soir, il avait tenté d’avoir des relations sexuelles avec elle. Le lendemain, elle s’était rendue chez lui, rue Capitol, dans le quartier Vimont. C'est à cet endroit que le meurtre aurait été commis, selon les policiers. Toutefois, Duclos était introuvable. 

Duclos a été arrêté en Colombie le 20 mars 1991 et on a aussitôt commencé les négociations pour son extradition. Il a fallu attendre en novembre 1991 avant que Duclos rentre au Québec, escorté de policiers colombiens. Rapidement, on l’a accusé du meurtre de Danielle au palais de justice de Montréal. Par ailleurs, on a appris qu’en 1989 il avait été condamné à 15 mois de prison pour un homicide involontaire commis à Vancouver. Il en était donc à sa seconde victime. 

En 1992, il a été condamné à la prison à vie pour meurtre. Entre autres choses, on avait trouvé chez lui des mèches de cheveux appartenant à la victime. Durant le procès, on aurait appris que Duclos avait été averti à l’avance qu’une perquisition allait avoir lieu chez lui. 

En 1994, la famille André a intenté une poursuite de 480,000$ contre le service policier de Laval, croyant que celui-ci avait mal fait son travail. En fait, la famille avait fait sa propre enquête. Selon ce qu’elle avait appris, ce ne serait pas un informateur anonyme qui avait informé la police mais un ancien motard nommé Maurice Richard. Et c’est celui-là qui avait désigné Duclos comme le coupable, avant même que le corps de Danielle soit retrouvé. 

En mai 2013, Duclos s’est évadé alors qu’on l’avait laissé sans surveillance à l’hôpital de Verdun. On l’a retrouvé en juillet à Magog. La même année, Hélène André, l’une des soeurs de Danielle, a fait la manchette du Journal de Montréal afin de présenter sa théorie qui, selon sa propre enquête, démontrerait plutôt que Duclos ne serait pas pas véritable meurtrier. Ses arguments étaient cependant insuffisants pour rouvrir ou renverser le dossier. 

En mars 2024, alors âgé de 67 ans, on a refusé à Jean-Pierre Duclos une demande de libération conditionnelle.  

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