1963, 2 mai - Raymond Tellier, 35 ans
- 10 nov. 2024
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Dernière mise à jour : 26 juil.
Homicide par kidnapping – Arme blanche – Torture – Séquestration
Pénitencier Saint-Vincent-de-Paul – 1 SC
Marcel Marcoux, détenu de 34 ans, tué par les gardiens; et son cousin Claude Marcoux, 21 ans, 7 ans de prison pour séquestration.
Le 2 mai 1963, Raymond Tellier, qui travaillait comme gardien de prison au pénitencier Saint-Vincent-de-Paul, a été attiré de force dans une cellule, peu avant 17h00. Les deux prisonniers, les cousins Marcel et Claude Marcoux, ont donné une note à remettre au directeur Michel Lecorre. Les deux bandits exigeaient leur transfert immédiat vers le pénitencier Stoney Mountain, au Manitoba. On donnait au directeur 15 minutes pour prendre sa décision. « Entretemps, pour bien démontrer qu’ils ne parlaient pas à la légère, ils commencèrent à lacérer de leur couteau les jambes et les cuisses du gardien qui restait sans défense. »
À son arrivée devant la cellule, Lecorre a tenté de les raisonner, mais rien à faire. L’un des cousins Marcoux a fini par poignarder Tellier à deux reprises pour l’achever et c’est probablement à cet instant que d’autres gardiens sont intervenus en ouvrant le feu. Marcel Marcoux, 34 ans, a été tué sur place, alors que son jeune cousin a été blessé.[1]
Tellier est mort à son arrivée à l’hôpital. « La mutinerie s’est produite au moment où les prisonniers réintégraient leur cellule après avoir été quérir leur souper. » C’est au fond d’un rang mal éclairé de Duvernay que des journalistes ont retrouvé la demeure du gardien Tellier, ce qui a été pour eux l’occasion de présenter un topo sur la victimologie. En effet, Tellier laissait dans le deuil sa femme et trois enfants. Tous les soirs, il rentrait chez lui vers 17h15. Mais le 2 mai, le téléphone a retenti à 17h30 pour avertir Mme Tellier que son mari avait été « légèrement blessé » au travail. Le couple était marié depuis 12 ans. Ils étaient originaires de Saint-Norbert-de-Berthier.
En juillet 1963, Michel LeCorre, directeur du célèbre pénitencier, a été exonéré de toute responsabilité criminelle par le coroner Marcel Trahan. Pour sa part, Claude Marcoux a été condamné pour séquestration et il a écopé d’une peine de 7 ans de prison.
[1] La Presse, 3 mai 1963.









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