1963, 20 avril - William Vincent O'Neil
- 10 nov. 2024
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Dernière mise à jour : 26 juil. 2025
Homicide cautionné par un groupe/extrémiste politique – Explosifs
Montréal, 772, rue Sherbrooke Ouest – 2 SC[1]
Gabriel Hudon, 21 ans, et Raymond Villeneuve, 20 ans, 12 ans de prison pour homicide involontaire.
Depuis quelques mois, l’organisation politique du Front de Libération du Québec, mieux connu sous l’acronyme FLQ, était en train de se solidifier et, surtout, de se radicaliser. Le 16 avril 1963, les membres du FLQ rédigeaient leur premier manifeste, qui ne sera cependant jamais diffusé dans les médias. Toutefois, quatre jours plus tard, le FLQ faisait sa première victime.
Le 20 avril 1963, un peu avant minuit, une explosion a été entendue au cœur de Montréal, rue Sherbrooke. À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont découvert un début d’incendie face à l’Université McGill, mais aussi un corps déchiqueté au milieu d’une ruelle. La victime, qui a été identifiée comme William O’Neil, a été tué par une bombe. Il n’a eu aucune chance. O’Neil était un gardien de nuit.
Le FLQ a revendiqué l’attentat qui a coûté la vie à O’Neil, mais on ne saura probablement jamais qui exactement a fabriqué et installé la bombe qui l’a tué. À l’époque, l’affaire a fait couler beaucoup d’encre dans les journaux et les débats ont été nombreux.
Toutefois, pour le meurtre d’O’Neil, Gabriel Hudon, 21 ans, et Raymond Villeneuve, 20 ans, tous deux membres du FLQ, ont été condamnés à 12 ans de prison pour homicide involontaire.
[1] Au moins deux scènes de crime : le lieu de l’explosion et le lieu où on a préparé la bombe.



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