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1923, ?-29 juillet – Joseph Blaquière

  • 13 déc. 2024
  • 2 min de lecture
Homicide argumentatif - Arme à feu

Causapscal (Gaspésie) - 1 SC

Pierre “Pit” Moisan, acquitté. Accusations abandonnées contre quatre autres hommes.

À la fin de juillet 1923, près de la rivière Matapédia, en Gaspésie, un garde-pêche du nom de Blaquière aurait fait preuve de zèle auprès de certains braconniers et il a été tué à coups de fusil. Six pêcheurs ont été arrêtés au cours des jours suivants. Un septième aurait réussi à prendre la fuite. En 1924, on ne l’avait toujours pas retrouvé, tandis que les autres attendaient encore pour la tenue de leur procès. On a écrit que Blaquière était un garde-pêche travaillant pour le club Metajama.

D'après l’enquête préliminaire, Girard et Daigle se trouvaient dans le même canot pour pêcher le saumon sur la rivière. Daigle avait sur lui un revolver chargé de cinq cartouches. C'est là qu’ils ont vu Blaquière et un certain Moisan, debout sur la rive. Selon les dires de Girard, Moisan s’est servi d’une carabine pour tirer sur Blaquière. Selon le Dr Albert Marois, qui a fait l’autopsie, la victime a reçu une décharge de plombs destiné à la chasse au canard. Ces plombs ne pouvaient donc pas provenir du revolver de Daigle.

Des six suspects, trois ont été remis en liberté. Les trois autres ont dû attendre le reste des procédures à l’intérieur de la prison de Québec. Toutefois, on a aussi écrit qu’il y avait eu cinq accusés, tous avec des procès séparés.

Le procès de Pierre Moisan a eu lieu en septembre 1924, à Rimouski.

D'après les informations partagées au public à travers le procès, c’est un dénommé Wilfrid Martin, 33 ans, qui avait découvert le cadavre au matin du 29 juillet 1923, près du ponceau du chemin de fer à Sainte-Florence. Ensuite, Maxwell A. Mowatt, le patron de Blaquière, a expliqué que son employé devait surveiller la rivière pour empêcher le braconnage et il a aussi juré que, selon lui, la victime ne portait pas d’arme.

Selon d’autres témoins, Blaquière aurait vu deux hommes dans un canot avec une lumière qu’ils ont éteinte en passant devant le club, mais il avait commencé à les suivre en marchant sur le bord de la rivière. Un instant plus tard, un coup de feu et deux cris ont été entendus. Edmond Girard, l’un des deux hommes se trouvant à bord du canot, a témoigné à l’effet qu’il avait tiré Blaquière au soir du 28 juillet. “Le témoin avoue s’être déguisé, avec une poche, comme manière de chandail, et s’être noirci le visage pour ne pas être reconnu et arrêté comme braconnier.”[1] Il a aussi expliqué que la pêche se faisait au flambeau et avec un dard.

Finalement, le 12 septembre 1924, Pierre “Pit” Moisan a été acquitté. Il a aussitôt eu droit aux applaudissements de la foule. Déjà, les journaux prévoyaient que les quatre autres accusés seraient libérés bientôt. Et c’est effectivement ce qui s’est produit.



[1] La Presse, 11 septembre 1924.

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