1992, 9-10 novembre – Denis Lemieux, 49 ans; François Leblanc, 31 ans; Catherine Morin, 20 ans; et Nathalie Beauregard, 23 ans
- 16 janv.
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Meurtre en lien avec la drogue/Homicide sans discernement – Arme à feu (9 mm)
Brossard, 106 / – 2 SC
Daniel Jolivet, 35 ans, prison à vie; et Paul-André Saint-Pierre, 48 ans, 12 ans de prison.
Le 10 novembre 1992, quatre victimes ont été retrouvées dans deux condos faisant partie d’un même complexe d’habitation situé à Brossard. Au moment de les découvrir, il y avait environ 24 heures que le crime avait été commis. On les avait criblés de balles. Les victimes ont été identifiées comme étant: Denis Lemieux, 49 ans; François Leblanc, 31 ans; Catherine Morin, 20 ans; et Nathalie Beauregard, 23 ans. Selon Le Quotidien, les tueurs auraient utilisé des armes de calibre 9 mm. “Les deux hommes auraient été victimes d’un règlement de comptes relié au trafic des stupéfiants tandis que les jeunes femmes auraient été abattues parce qu’elles étaient devenues des témoins gênants.”96 Au cours des dernières années, la drogue avait rendu Lemieux millionnaire.
Plus tard, l’enquête a permis de comprendre que les deux tireurs pensaient toucher la somme de 500,000$ provenant d’une importante transaction de drogue, ce qui nous permet d’envisager que la ou l’une des motivations était le vol sans discernement. Denis Lemieux, l’une des quatre victimes, était considéré comme l’un des plus gros trafiquants de drogue de la Rive-Sud. Quant à lui, Leblanc agissait comme son bras-droit. Bref, ça ressemblait à un règlement de compte dans le milieu de la drogue.
Les deux tueurs ont été identifiés comme étant Daniel Jolivet, 35 ans, et Paul-André Saint-Pierre, 48 ans. En fait, deux autres hommes ont aussi été arrêtés en lien avec cette affaire: Gordon Leakey et Daniel Moreau. En avril 1994, Jolivet a été reconnu coupable et condamné à deux peines d’emprisonnement à vie. Pour sa part, St-Pierre est reparti avec une sentence de 12 ans de prison.
Or, la preuve contre Jolivet reposait essentiellement sur le témoignage du délateur Claude Riendeau. Le 14 avril 1998, la Cour d’appel du Québec a accueilli l’appel de Jolivet. Deux juges ont ordonné la tenue d’un nouveau procès, tandis que le juge Robert s’est montré dissident. Cependant, les trois juges étaient d’accord sur le fait “qu’une erreur avait été commise en première instance, mais différaient d’opinion relativement à l’application de la disposition réparatrice.”
En 2000, la Cour Suprême a infirmé la décision de la Cour d’appel et confirmé le premier verdict. En 2005, Jolivet a demandé une révision de son dossier auprès du ministre de la Justice du Canada. Le condamné avait alors accumulé un dossier de 9,000 pages pour défendre sa cause. Toutefois, en 2007, on lui a annoncé que sa demande n’irait pas jusqu’à l’étape de l’enquête.
En décembre 2025, La Presse a souligné que Jolivet se battait toujours pour son innocence et qu’il était appuyé par le projet Innocence-Québec depuis une vingtaine d’années. “Même s’il est admissible à la libération conditionnelle depuis huit ans, Daniel Jolivet demeure détenu, puisqu’il refuse de reconnaître ses crimes.”97







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