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1854, 14 janvier – Pierre Dion[1]

  • 16 nov. 2024
  • 2 min de lecture
Homicide conflictuel – Arme blanche (ciseaux)

Québec, quartier Saint-Roch, rue Saite-Marguerite – 1 SC

François-Xavier Julien, son beau-père, plaidoyer de folie, condamné à mort, sentence commuée.

            Le 14 janvier 1854, François-Xavier Julien s’est rendu chez son beau-père afin d’y voir sa femme, qui s’était réfugiée chez Dion après avoir été violentée par son mari. Malgré tout, elle lui a avoué son amour, mais Dion a expulsé Julien de chez lui. Par la suite, Julien a tenté d’oublier son malheur dans le travail, mais sa colère ne le quittait plus. Il a donc essayé de revoir sa femme, mais en arrivant chez Dion il a compris qu’il allait désormais devoir s’adresser à un avocat. Les explications d’un avocat lui ont redonné espoir, mais Julien, sans le sou, a rechuté dans sa colère en apprenant qu’il devait débourser 10$ pour les frais de l’Habeas Corpus.

            Déterminé à reprendre sa femme, il s’est rendu chez un dénommé Thibeau, dans le quartier Saint-Roch, où il a croisé Pierre Dion. Au moment de lui serrer la main, Julien lui a planté des ciseaux dans le cœur. En sortant, Julien a marché sur la rue Saint-Vallier pour s’arrêter au pied de la Côte-à-Coton, devant une foule qu’il a défié de venir l’arrêter. Quand on s’est aperçu qu’il n’était plus armé, des hommes se sont chargés de l’immobiliser avant de le conduire en prison. Lors de son procès, l’avocat de Julien, le futur juge en chef J.-T. Taschereau, a présenté un plaidoyer de folie. Il a fait témoigner plusieurs experts de la médecine, une procédure encore inusitée pour l’époque. En dépit de cet effort, le jury a déclaré Julien coupable de meurtre et le juge l’a aussitôt condamné à mort. Un débat s’est alors entamé dans les journaux à propos de la peine de mort. Des pétitions ont été lancées afin de promouvoir la commutation de peine. Finalement, le général Rowan a accepté de suspendre la peine de mort et a envoyé Julien pour le reste de ses jours à la prison de Kingston, en Ontario.



[1] On ignore son âge exact, mais Le Journal de Québec l’a décrit comme un vieillard.

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