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1898, 11 juin – Malvina Desmarais 

  • 19 nov. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 déc. 2024

Homicide domestique par un conjoint non suicidaire – Arme à feu 

Montréal, rue Poupart – 1 SC 

Elzéar Mann, son gendre, condamné à mort, sentence commuée en emprisonnement à vie, libéré en 1909. 

Le 11 juin 1898, Elzéar Mann a utilisé un revolver afin de régler ses comptes avec l’amant de sa femme. Plutôt que d’éliminer la source de ses malheurs, son intervention a causé la mort de sa belle-mère, Malvina Desmarais. À l’arrivée des policiers, la victime était étendue sur le plancher. Le drame s’est produit chez Malvina, qui possédait un restaurant avec sa fille Sophie Desjardins sur la rue Poupart, près de la rue Ontario. 

Elzéar Mann et Sophie Desjardins s’étaient séparé. À son retour à Montréal, il avait découvert qu’elle vivait avec un autre homme. Au bout de trois jours, elle avait tout de même accepté de reprendre la vie commune avec lui, mais leur relation est devenue infernale. Lors de son procès, il dira : « J’avais averti ma femme de ne plus recevoir d’amants, et samedi, je vis entrer un individu chez moi. Exaspéré, je monte au logis bien décidé d’en finir. Je veux ouvrir la porte de la chambre de ma femme, afin d’en chasser le misérable, ma belle-mère s’y oppose, alors vous comprenez, j’ai vu rouge et j’ai tiré. Ma belle-mère est tombée. Je ne me rappelle plus rien de ce qui s’est passé après ce moment-là. » 

Mann a été accusé du meurtre de sa belle-mère et de tentative de meurtre à l’endroit de sa femme. Le procès a permis d’apprendre que Mann avait récupéré son revolver, qu’il avait mis en gage, vers 16h00 au cours de la journée du 11 juin. Devant témoin, il l’avait chargé de six cartouches. Sophie Desjardins, son épouse, a juré ne jamais avoir entretenu de relation sexuelle avec son oncle Magloire Poirier, mais elle aurait dit le contraire devant le coroner. Depuis son crime, Mann avait perdu beaucoup de poids et ses traits s’étaient transformés. En témoignant pour sa défense, il a raconté être né à Pointe-Gatineau et que pendant 6 ans il avait travaillé comme conducteur de malles avant de se marier et de devenir père de famille. Le soir du drame, c’est en voyant un homme couché avec sa femme qu’il a ouvert le feu. Puisque sa belle-mère s’est interposée entre lui et le mystérieux inconnu, c’est elle qui devait encaisser le projectile fatal. Elle a été atteinte à la tête.  

Le 4 novembre, l’accusé a été reconnu coupable et condamné à être pendu le 16 décembre. Sa peine a toutefois été commuée en emprisonnement à vie. Le 21 juin 1909, La Presse annonçait la libération de Mann après 11 ans de pénitencier. « Ce matin, Mtre Tancrède Pagnuelo recevait d’Ottawa un avis l’avertissant que son client était libre, en vertu de la loi du « Ticket-of-leave ». » Mann aurait été un détenu exemplaire. 



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