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1922, 7 janvier – Raoul Delorme

  • 12 déc. 2024
  • 2 min de lecture


Meurtre motivé par des gains relatifs aux assurances et à l’héritage – arme à feu (revolver) – Mise en scène

Montréal, quartier Snowdon – 3 SC

Non élucidé. Abbé Adélard Delorme, son frère prêtre, acquitté.

Le 7 janvier 1922, c’est dans le quartier Snowdon à Montréal qu’on a retrouvé le corps de Raoul Delorme. Son frère, le prêtre Adélard Delorme, est rapidement devenu le principal suspect, d’autant plus qu’il possédait un revolver du même calibre qui avait servi à enlever la vie à Raoul et que son comportement était plus que bizarre. L’affaire a soulevé la controverse à l’époque puisque le public était d’avis que la justice n’agissait pas avec autant d’objectivité face à un prêtre dans le banc des accusés. De plus, Delorme se déplaçait avec son garde du corps, nul autre que le gouverneur de la prison de Bordeaux, Napoléon Séguin. Delorme planifiait également des voyages de repos en compagnie du Dr Brochu[1], ce spécialiste qui a signé en faveur de sa santé mentale, ce qui lui permettait de se soustraire à la justice.

Cette affaire, qui a soulevé de nombreuses questions quant au manque d’objectivité de plusieurs personnes influentes, a donné lieu à quatre procès. Au bout du compte, Delorme a été acquitté. Son comportement a cependant continué d’attirer l’attention, au point où sa santé mentale a été remise en question, jusqu’à ce qu’il s’éteigne en 1942.[2] Ce dossier singulier a inspiré un épisode télé dans les années 1990, un livre et une bande dessinée.



[1] Le Dr Brochu a également témoigné en 1920 lors du procès de Marie-Anne Houde à Québec et qu’il a su convaincre le jury que l’accusée était saine d’esprit.

[2] Jean Monet, La soutane et la Couronne : le procès du siècle : l’affaire Delorme, 1993, https://cap.banq.qc.ca/notice?id=p::usmarcdef_0000389663.


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