top of page

2002, 14 mars – Yves Albert, 34 ans 

  • 14 janv.
  • 2 min de lecture

Meurtre par contrat – Arme à feu – Erreur sur la personne (collatéral) 

Saint-Eustache, rue Grande-Côte, station services Couche-Tard - 2 SC 

Non élucidé. 

Yves Albert, 34 ans, gagnait sa vie comme chauffeur de camion pour la compagnie de livraison Purolator. Le 14 mars 2002, il se rendait chez sa mère afin de l’aider dans l’installation de son nouvel ordinateur lorsqu’il s’est arrêté à la station-service Couche Tard, rue Grande-Côte, à Saint-Eustache. Il y a fait le plein d’essence de sa voiture, une Chrysler Intrepid. Au même instant, une camionnette s’est immobilisée à quelques pas et au moins un tireur a ouvert le feu. Albert a été abattu sur place. La camionnette qui a servi au crime a été retrouvée incendiées un peu plus tard, sur la rue Carmel, à Laval. Sa plaque d’immatriculation avait été volée quelques jours plus tôt dans le stationnement d’un centre commercial. 

Visiblement, il s’agissait d’un meurtre par contrat dans la tradition des motards. Mais puisque la police ne voyait aucune raison pour laquelle un tueur à gages aurait pu s’en prendre à Yves Albert, on a enquêté dans une autre direction. C'est là qu’on a compris qu’il s’agissait d’une erreur sur la personne. En effet, Norman Whissell, un membre important des Bandidos âgé de 37 ans, possédait lui aussi une Chrysler Intrepid verte, comme celle de la victime. Pire encore, son numéro de plaque était 404 HTM alors que celui d’Albert était XPM 404.  

En mars 2017, la mère d’Albert, Dolores Mallet, a fait une sortie publique dans les médias pour dénoncer la remontée en force des Hells Angels au Québec. Elle a ajouté que le soir du meurtre, Yves était en route pour venir lui rendre visite pour l’aider avec l’installation de son ordinateur. Elle a conclu que son souhait était de ne plus voir des vies brisées à cause de ce genre d’erreurs qui se commettent pendant une guerre des motards. 

Yves Albert est aujourd’hui considéré comme la dernière victime innocente ou collatérale de la guerre des motards, qui durait depuis 1994. En dépit d’une récompense de 50,000$, le tueur n’a jamais été arrêté. 

Commentaires


  • Facebook
  • LinkedIn

©2020 par DHQ. Créé avec Wix.com

Toute reproduction partielle ou complète des dossiers publiés sur ce site est illégale sans le consentement des auteurs du DHQ.

bottom of page