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1963, ?-12 juillet - John Kenneth Hall, 29 ans

  • 11 nov. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 juil.



Homicide à motif indéterminé – Strangulation

Montréal, 1350 rue Torrence – 1 SC

Non élucidé.

John Kenneth Hall était un itinérant qui a été retrouvé étranglé près d’une maison de la rue Torrence, le 12 juillet 1963. À l’époque, le journaliste Claude Lavergne, qui écrivait pour La Patrie, a fait un lien entre ce meurtre et celui d’un certain Gérald Sabourin, survenu le 16 novembre 1962. « Les deux hommes dont le corps avait été trouvé avaient été étranglés de la même façon, soit avec une partie de leurs vêtements », écrivait-il. Il a aussi ajouté que « Les deux hommes étaient des ivrognes et leur entourage laissait entendre qu’ils auraient pu être des homosexuels. Ils auraient en outre pu être capables de tremper dans toutes sortes de transactions dangereuses. »

Certes, il y avait un lien à faire avec une première victime, Arthur Morgan, 40 ans, retrouvé le 16 novembre 1962, lui aussi dans la maison désaffectée du 1348 rue Torrence.

Hall a été découvert dans une maison de chambres abandonnée, au même endroit où on avait trouvé le corps de Morgan. Quelques semaines plus tard, les meurtres de ces deux itinérants n’avaient toujours pas été résolus quand on avait retrouvé un autre itinérant du nom de Joseph Gagnon, 64 ans. Le terme de tueur en série n’ayant pas encore été inventé par le FBI, le journaliste Lavergne écrivait dans ses mots que « La plus grande crainte des autorités est évidemment qu’on se trouve tout simplement en présence d’un maniaque capable de multiplier ses victimes au même rythme, raison pour laquelle on apporte autant de soin à l’enquête en cours. »

En 1964, Claude Lavergne est revenu sur le sujet, cette fois en surnommant son tueur « le monstre du Harlem montréalais ». Ce suspect était un Noir non identifié qui était alors un habitué des bars de la région et qui avait même tenté d’étrangler sa propre mère. Malheureusement, il semble n’y avoir jamais eu de suite à cette piste. Si la police nous confirmait l’existence de ce meurtrier, il faudrait alors le considérer comme le tout premier tueur en série ayant sévi au Québec puisque sa première victime a été assassinée quelques mois avant que Léopold Dion entre en action.

D’après l’enquête de coroner, dont le DHQ a obtenu copie en février 2024, Hall avait une adresse connue puisqu’on écrit qu’il résidait au 1620 rue Saint-Antoine, à Montréal. La cause du décès est décrite comme suit : asphyxie par strangulation, traumatisme cérébrale léger. Hall a été identifié par sa sœur, Audrey Evans. C’est d’ailleurs elle qui a révélé que son frère était né le 2 décembre 1933 de l’union de Frank Hall et Jane Walton.

Le dossier contient cependant un rapport du sergent-détective Jean-Marc Demers, dans lequel on apprend que Hall, tout comme la première victime, a été retrouvé nu, exception de ses chaussettes. Sa chemise était enroulée autour de son cou. On a d’ailleurs noté que le nœud était « très serré ». Quant à son pantalon et son coupe-vent, toutes les poches avaient été vidées. On y apprend aussi que des photos de la scène de crime ont été prises, mais on ne les retrouve pas dans le dossier du coroner.


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