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1966, 6 août – Jeanne Poirier Rousseau, 46 ans 

  • 19 nov. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 août 2025



Homicide domestique par un conjoint non suicidaire – Par noyade – Mise en scène

West Brome, Cantons-de-l’Est – au moins 2 SC

Non élucidé. Jacques Rousseau, en cavale jusqu’en 2002, déclaré inapte.

Le 6 août 1966, Jeanne Poirier Rousseau, 46 ans, est décédée tragiquement en tombant d’un pont ferroviaire surplombant la rivière Yamaska et tout près du chalet qu’elle possédait avec son mari, Jacques Rousseau. À l’époque, le coroner avait conclu, d’après les éléments de preuve dont il disposait, que Jeanne était morte accidentellement par noyade. Mes les enquêteurs ont continué d’entretenir leurs doutes, qui ont finalement commencé à porter fruits.

En 1981, Rousseau a tenté de tuer sa deuxième femme, et c’est à ce moment-là que les policiers ont déterré l’affaire de 1966. « Incidemment, c’est au moment où les policiers enquêtaient sur cette tentative de meurtre que cette affaire vieille de quatorze ans est revenue à la surface. À l’époque, on avait conclu que Jeanne Poirier s’était noyée suite à une chute d’un pont de chemin de fer surplombant la rivière Yamaska, non loin du chalet du couple. Selon les éléments de preuve recueillis par la police et étalés en preuve lors de l’enquête du coroner, Rousseau aurait tenu sous l’eau la tête de son épouse qui, selon lui, tentait de se suicider, après l’avoir frappé à la tête avec une roche. »[1]

Maintenant accusé de tentative de meurtre, la justice l’a convoqué à comparaître à Cowansville le 13 octobre 1981, mais le dessinateur de mode ne s’est jamais présenté. On a alors compris qu’il s’était payé une cavale et on a émis un mandat d’arrêt contre lui.

En 2002, plus de vingt ans plus tard, on a finalement appris que Rousseau était hospitalisé en Floride sous le nom de L. Bruce Lyon. Il souffrait d’Alzheimer.

Le 4 février 1981, il avait tenté de tuer sa seconde femme, Micheline Massé, en l'étouffant dans sa voiture à Montréal. Elle est demeurée inconsciente durant quatre heures avant de revenir à elle. L’année suivante, il avait tenté de la tuer une seconde fois en l’attirant dans une chambre d’hôtel de New York. En arrivant à la chambre, une jeune femme était sortie, ensanglantée et en criant de ne pas y entrer. Il semble que Rousseau s’était servi de cette femme pour attirer Micheline à l’hôtel et que maintenant il voulait la tuer parce qu’elle était devenue un témoin gênant.[2]

En 2002, Rousseau a été remis aux autorités canadiennes. Il a été confié à une résidence pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. En octobre 2003, il a été déclaré inapte à subir son procès pour le meurtre de sa première femme. Puisqu’il n’a pas été reconnu officiellement coupable devant un tribunal, le DHQ considère que le meurtre de Jeanne est non élucidé.

[1] La voix de l’Est, 18 juin 1981.

[2] André Cédilot, La Presse, 8 février 2002.

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