1973, 14 novembre - Conrad Carré, 24 ans
- 1 févr. 2025
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Profit commercial – Battu à mort – Mise en scène
Touraine, près de Hull – au moins 2 SC
Conrad St-Jean, prison à vie; Robert Armstrong, évadé et jamais repris.
Le 14 novembre 1973, c’est une région boisée de Touraine, près de Hull, qu’on a déterré le corps de Conrad Carré, 24 ans. Il était complètement nu et sa tête était recouverte d’un sac de polythène. Il gisait dans un fossé, sous environ deux pieds et demi de terre. Rapidement, la police a ciblé quatre personnes qui seraient à devenir des témoins importants devant le coroner. Il s’agissait de Claude Lesage, 27 ans, Denise Gagnon, Conrad Saint-Jean, 24 ans, et Bob Armstrong.
En décembre, Conrad St-Jean, Jean-Claude Lesage, Denise Gagnon, Bob Armstrong, ainsi que Paul et Diane Boucher, ont refusé de témoigner devant le coroner, ce qui leur a valu une peine de 8 jours de prison pour parjure. Malgré cela, on a pu apprendre que Carré aurait été victime d’une râclée. Selon l’enquête policière, on l’avait vivant pour la dernière fois le 12 novembre 1973, deux jours avant qu’on exhume son corps. Selon l’autopsie, pratiquée par le Dr Jean Hould, il a été tué d’une double fracture du crâne.
En juin 1974, Robert Armstrong s’est évadé de la prison commune de Hull, en même temps qu’un certain Jean-Pierre Périard, 18 ans. Ce dernier a cependant été repris rapidement. En février 1977, il a fait les manchettes, cette fois parce qu’il se trouvait sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés au Québec. Il semble n’avoir jamais été repris.
En novembre 1975, Conrad Saint-Jean, a été condamné à la prison à vie. Il était le cousin de la victime. Les procès ont permis de mettre en lumière le fait que Carré a été battu à mort dans un club de motard de Gatineau, après quoi on l’avait entraîné à Limbour, à quelques kilomètres de Hull. À cet endroit, il a été battu encore une fois, jusqu’à ce qu’il en meurt. Saint-Jean a toujours refusé d’ouvrir la bouche.




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