1973, 24 août – Diane Tardif, 15 ans
- 26 janv. 2025
- 2 min de lecture
Homicide sexuel? – Strangulation – Objet contondant
Sept-Îles - 2 SC
Non élucidé. Gilles Bourgeois, 33 ans, acquitté; et un dénommé Michel, jamais retrouvé.
Diane Tardif, 15 ans, a été retrouvée morte le 24 août 1973 vers 11h20, sur un chemin forestier situé dans le secteur du mille 12, à environ 16 km à l’est de Sept-Îles. La jeune fille était étendue, partiellement dénudée et présentait des marques évidentes de violence. Diane était de Longueuil. Selon l’autopsie, elle avait été étranglée et battue à la tête avec un objet contondant. Elle portait de nombreuses ecchymoses mais il n’y aurait pas eu viol.
Peu après le meurtre, sous les indications de Marc Giasson, la SQ a fouillé les environ pour retrouver l’objet contondant qui avait servi d’arme du crime. Giasson disait l’avoir jeté dans un ancien puits rempli d’eau, si bien que la SQ a loué des pompes pour vider le puits en question. Selon Giasson, c’est Gilles Bourgeois et un autre jeune du nom de Michel qui auraient étranglé la victime. Giasson, lui, affirmait avoir été obligé d’assister à la scène alors qu’on le menaçait avec un revolver. C'est une serveuse du nom de Véronique Tremblay qui aurait présenté Diane Tardif à Giasson. Véronique était aussi la petite amie de Bourgeois. Le soir du crime, tous les quatre sont partis dans la voiture de Giasson, avec beaucoup d’alcool à bord. Le mystérieux Michel aurait voulu faire des attouchements sur Diane, mais celle-ci s’est défendue.
Bourgeois et Michel auraient alors dit: “Tu veux pas marcher avec nous autres, tu marcheras pas avec les autres.” La voiture s’est arrêtée, et Diane a été traînée hors du véhicule.
En octobre 1973, Marc Giasson et Gilles Bourgeois, deux hommes âgés de 33 ans, ont été accusé du meurtre. Giasson a été soumis à une évaluation psychologique. Me Guy Bertrand, qui défendait les intérêts de Giasson, a protesté publiquement à l’effet que les policiers de la SQ avaient maltraité son client.
En 1975, Gilles Bourgeois a subi son procès pour le meurtre de Diane. Entre autres, on a pu y apprendre que la jeune fille était morte étranglée et assommée. Elle n’avait pas été violée. Il semble que Bourgeois était accompagné de deux copains. C’est Bourgeois qui conduisait mais un dénommé Michel a tiré Diane en bas de l’auto, la traînant par terre et la serrant à la gorge. Bourgeois aurait fait pareil, mais c’est Michel qui a ensuite pris un bout de bois et a frappé la victime à la tête. Diane a cessé de bouger et c’est là que Bourgeois lui aurait arraché ses vêtements. Giasson a aussi expliqué qu’il avait fait la rencontre de Diane le 22 août dans un bar. Elle cherchait du travail et il lui a suggéré de venir travailler pour sa femme à la maison. Le jour du meurtre, les trois gars avaient bu. Bourgeois était défendu par Me Raymond Daoust et il a été acquitté. Au moment du prononcé du verdict, Me Daoust avait déjà quitté Sept-Îles. Giasson, qui a affirmé avoir été entraîné de force dans cette histoire, semble ne jamais avoir été condamné pour ce meurtre. Quant à Michel, sur qui on a jeté tout le blâme, il n’a jamais été retrouvé.





Commentaires