1974, 27 octobre – Lise Lesieur Viel, 21 ans
- 13 févr. 2025
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Homicide domestique par un conjoint non suicidaire – Arme à feu (calibre .303)
Drummondville, 52 rue des Tilleuls, appartement 6 – 1 SC
Yvon Viel, son mari de 23 ans, 2 ans de prison.
Lise Lesieur a été tuée par son mari, Yvon Viel, le 27 octobre 1974 à l’intérieur même de leur domicile. Conduite à l’hôpital, c’est là que son décès a été constaté par le médecin de garde. Au départ, on s’est demandé si le drame n’était pas accidentel.
À l’arrivée des premiers enquêteurs dans la maison de la rue des Tilleuls, à Drummondville, Lise était étendue au pied du lit, gisant dans son sang. On a ensuite interrogé Yvon Viel, 23 ans, qui travaillait comme cuisinier dans un restaurant.
En pleine nuit, Lise se serait réveillée et en voyant l’arme près de la porte de chambre, elle aurait demandé à son jeune mari de la ranger. Elle avait horreur des armes à feu. Viel s’est donc levé et c’est en manipulant l’arme que le coup serait parti, atteignant sa jeune épouse en pleine tête. Yvon s’est ensuite empressé d’aller demander de l’aide auprès du propriétaire du duplex.
Yvon a été reconnu criminellement responsable de la mort de sa femme par le coroner et on l’a ensuite accusé de meurtre. On sait que la victime a été abattue d’un seul coup de carabine de calibre .303. Viel a ensuite bénéficié des services de l’avocat Me Gilles Gagnon, qui agissait en remplacement de Me Raymond Daoust, dont la réputation n’était plus à faire. Une fois son enquête préliminaire fixée, il a été remis en liberté. Cependant, on l’a obligé à suivre une ordonnance sévère imposée par le juge Ivan Mignault de la Cour Supérieure.
En 1977, il a été condamné à deux ans de prison. Lors de ce procès, on a appris qu’en 1974 Viel avait eu connaissance du fait que sa femme venait de tomber enceinte d’un autre homme. Ils s’étaient même séparés pour réfléchir à leur situation. Le 26 octobre 1974, c’est elle qui l’a appelé pour le retrouver à l’appartement de Viel. Quelques heures plus tard, le drame survenait. Il avait même dit à son propriétaire avoir agi par jalousie.




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