1976, 3 juillet – Jean-Paul Gélinas, 48 ans
- 18 avr. 2025
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Parricide – Arme à feu
Saint-Barnabé, 521 rue Saint-Joseph – 1 SC
Michel Gélinas, son fils de 21 ans, acquitté.
Le 3 juillet 1976, à Saint-Barnabé, Jean-Paul Gélinas a été tué de 8 coups de feu en plein cœur, d’après les premiers comptes rendus journalistiques. Sur les lieux, les policiers ont procédé à l’arrestation de son fils de 21 ans avant de le conduire à Shawinigan. Après 16 heures de détention, toutefois, le jeune homme a été remis en liberté.
À la fin de juillet, l’enquête du coroner a permis de rectifier le détail selon lequel la victime aurait plutôt été atteinte de 7 projectiles. Le drame est survenu à la suite d’une « cruelle dispute familiale ».[1] Au moment où la mère de l’accusé a témoigné, la salle d’audience s’est calmée. Celle-ci a expliqué que la dispute est survenue lorsqu’elle avait elle-même annoncé à Jean-Paul son souhait de divorcer. Celui-ci, déjà en état d’ivresse, a plutôt mal réagi. Tandis que son père était en train de retourner la cuisine à l’envers, Michel Gélinas, 21 ans, a tenté de jouer l’arbitre entre ses parents. Tandis que son père était en train d’étrangler sa mère, Michel a pris une arme à feu pour mettre fin à cette dangereuse confrontation.
Après avoir entendu tous les témoins, le coroner Honoré Cossette a déclaré qu’il ne pouvait retenir aucune responsabilité criminelle envers Michel Gélinas. Le jeune homme a donc retrouvé sa liberté.
Malgré cette conclusion du coroner, la justice a décidé de déposer une accusation d’homicide involontaire contre le jeune homme, dont le procès s’est déroulé à Shawinigan en février 1977. Les jurés étaient au bord des larmes lorsqu’ils ont rendu leur verdict d’acquittement. Michel Gélinas était défendu par Me Guy Germain.
[1] Le Nouvelliste, 30 juillet 1976.










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