1990, 27 octobre – Pascale Lemaire
- 19 nov. 2025
- 3 min de lecture
Homicide à motif indéterminé - Arme à feu – Mutilation – Mise en scène
Saint-Mathieu-de-la-Prairie - ? SC
Non élucidé.
Le 27 octobre 1990, les participants d’un rallye organisé dans le cadre de la fête de l’Halloween, sous le thème de la trilogie cinématographique Retour vers le futur, ont découvert le corps d’une femme en putréfaction dans le fossé du rang de la Petite-Côte, à Saint-Mathieu-de-Laprairie. « Le cadavre gisait sous l’herbe dans un fossé marécageux près duquel les participants au rallye cherchaient un indice. Certains d’entre eux avaient aperçu un avant-midi une jambe sectionnée appartenant au corps, mais ils ont cru qu’il s’agissait d’un attrape-nigaud des organisateurs. C’est finalement vers 13h que Gilles Beauvais, un résidant de Saint-Constant participant au rallye, a vu cette jambe coupée un peu au-dessus du genou et réalisé qu’elle était de chair et d’os ».
Le reste du corps était situé tout près. Selon les premiers constats, le cadavre se trouvait à cet endroit depuis plusieurs mois, au point où il était partiellement squelettique, et ne portait aucun vêtement.
Dans son édition du 31 octobre, La Presse révélait l’identité de la victime. Il s’agissait de Pascale Lemaire, une coiffeuse de 20 ans. Ce fut aussi l’occasion d’apprendre qu’elle avait disparu de son appartement de Longueuil vers la fin août.
« Malgré les sombres appréhensions des policiers, Jean-Guy et Pierrette Lemaire, les parents de cette jeune coiffeuse disparue dans des circonstances très suspectes, avaient toujours soutenu l’hypothèse d’un enlèvement ou d’une fugue pour expliquer cette nébuleuse affaire. […] Même si les policiers n’ont retrouvé aucun vêtement à proximité de la scène de crime, leur attention a cependant été attirée par une montre-bracelet de marque Michel Herbelin encore fixée au poignet de la jeune inconnue. Or, Pascale Lemaire portait une montre identique au moment de sa disparition signalée le matin du mardi 28 août dernier à la centrale de police de Longueuil. » L’identité fut ensuite confirmée par une comparaison de fiches dentaire.
« Pascale Lemaire avait été vue pour la dernière fois, vers 20 heures le lundi 27 août, par son ami Douglas Leblanc avec lequel elle partageait depuis peu un appartement, au 507 rue Varennes, à Longueuil. Au volant de sa voiture de marque Nissan Sentra 1983, la jeune femme devait se rendre à un guichet automatique d’une banque du chemin Chambly pour y faire un retrait de 20$ devant servir à se procurer des produits de coiffure dans une pharmacie Jean Coutu située au centre commercial Maxi ». Elle ne s’est apparemment jamais rendue au guichet puisque l’enquête détermina ensuite qu’aucun retrait n’avait été fait à son compte bancaire.
La voiture de Pascale a été retrouvée vers 21h10, le samedi 8 septembre, près des rues Saint-Laurent et Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal. « Du même coup, les policiers de la CUM ont appréhendé le conducteur de l’auto, Guy Bissonnette, 33 ans, domicilié rue des Érables, dans l’est de la ville, ainsi qu’une femme de 26 ans accompagnée de sa fillette de sept ans. Malgré des recherches qui se sont poursuivis jusqu’à Alma, au Lac Saint-Jean, les policiers n’ont jamais pu retrouver la trace de la jeune Lemaire. Bissonnette, un individu connu de la police, a toujours prétendu avoir volé la voiture de Pascale Lemaire, crime pour lequel il a d’ailleurs reconnu sa culpabilité il y a quelques jours à peine ». Ce crime lui avait mérité une peine de 3 ans.
Selon l’autopsie, Pascale Lemaire a été abattue par balles. Bissonnette, 33 ans, n’a jamais été accusé du meurtre.54





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