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1991, 22 février – Sylvie Viau, 16 ans 

  • 21 août 2025
  • 3 min de lecture

Meurtre par contrat – Arme à feu (calibre .12) – Arme blanche – Torture – Mise en scène 

Laval, Rivière-des-Prairies – ? SC 

Sylvain Bonenfant, 20 ans, prison à vie sans possibilité de libération avant 18 ans. 

Le 22 février 1991, le corps de Sylvie Viau, 16 ans, a été découvert dans des circonstances peu fréquentes. Ce sont deux jeunes étudiants qui se rendaient à leurs cours qui ont fait la découverte de la scène de crime. Sylvie Viau était menottée à une branche. Les enquêteurs ont rapidement découvert que la jeune victime était une pensionnaire du centre de réadaptation Sainte-Domitille, situé à moins d’un kilomètre de là. Son tueur l’avait ligoté à un arbre avant de la tuer d’une décharge de chevrotines tirée à courte distance. Elle a donc été attaquée dans ce périmètre limité entre l’école et le centre. Elle était disparue en empruntant un raccourci utilisé par plusieurs étudiants du secteur. 

Selon l’autopsie, Sylvie n’a pas été violée. D’ailleurs, elle portait toujours ses pantalons et son veston de cuir quand on l’a découverte. Sa bourse et son sac d’école a été retrouvé sur les lieux. 

En novembre 1991, La Presse est revenue sur le sujet en soulignant que les policiers se perdaient en conjectures. Depuis quelques mois, une véritable énigme s’était installée dans ce dossier. Parmi les nouvelles précisions, on pouvait dire qu’elle avait été tuée par une décharge de 87 plombs d’un fusil de chasse de calibre .12. La police a demandé l’aide de la population car elle craignait que le tueur frappe à nouveau. On a aussi révélé au public qu’au lendemain de la découverte de la scène de crime, les enquêteurs avaient trouvé une veste de jeans appartenant probablement au tueur ou à l’un des tueurs et à l’endos de laquelle on pouvait lire l’inscription « Dead Angel ». 

Par ailleurs, Sylvie avait déjà eu quelques petites dettes de drogue, ce qui ajoutait à l’énigme. Elle a aussi été torturée et cisaillée à l’arrière de la tête. Selon l’autopsie, ces coups de couteau lui ont été infligé avant sa mort. 

Le 29 septembre 1993, un jeune homme de 24 ans, Sylvain Bonenfant, a été arrêté alors qu’il montait dans un autobus à bord de laquelle il prévoyait quitter la région de Montréal. On le soupçonnait alors du meurtre d’un concierge de la rue Duluth. En effet, René Germain, 49 ans, un petit trafiquant, a été tué d’une balle dans la tête le 1er septembre 1993 devant son domicile, au 214 rue Duluth, sur le plateau Mont-Royal. Selon les témoins, les tueurs étaient au nombre de deux. Patrick Gagné, 24 ans, a été arrêté le premier. 

Bonenfant a confessé le meurtre de Germain afin de disculper Gagné. Il a expliqué avoir tué Germain parce que celui-ci l’aurait trahi dans une affaire de trafique d’armes. Il sera condamné à 25 ans de prison pour le meurtre de Germain.  

En décembre 1996, les policiers ont fait le lien, car Bonenfant portait un tatouage d’une pierre tombale portant les initiales de ses deux victimes. Il faudra cependant attendre en mars 1997 avant que Bonenfant s’accuse du meurtre de Sylvie Viau. Il a expliqué aux enquêteurs qu’on lui avait donné le contrat de tuer la jeune fille. Toutefois, il ne se rappellait pas de la raison exacte pour laquelle on voulait se débarrasser d’elle. D’un autre côté, les policiers n’ont jamais retracé son supposé complice dans l’affaire du meurtre de l’adolescente. 

Peu de temps après, un certain Maurice Bérubé est sorti de l’ombre pour raconter le mauvais quart d’heure qu’il avait passé en février 1991, c’est-à-dire lorsque des policiers l’avait battu afin de lui faire avouer le meurtre de Sylvie. Il a d’ailleurs porté plainte. En mars 1997, Bonenfant a été condamné à au moins 18 ans derrière les barreaux pour le meurtre sordide de Sylvie Viau. C’est un certain Roger qui aurait donné 5 000$ à Bonenfant pour se débarrasser de Sylvie en raison d’une soi-disant dette de drogue. Ce Roger n’aurait cependant pas participé au crime, entre autres en utilisant un couteau pour scalper en partie la jeune victime. Toutefois, Roger n’a jamais été identifié formellement et encore moins appréhendé. 

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