1994, 16-20 juillet – Marie-Chantale Desjardins, 10 ans
- 11 oct. 2025
- 3 min de lecture
Homicide sexuel – Strangulation par suffocation
Rosemère - ? SC
Réal Courtemanche, 32 ans (en 1994), arrêté le 12 décembre 2023, accusé, dossier en cours...
Le 20 juillet 1994, le corps de Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, a été retrouvé derrière le centre commercial Place Rosemère. Sa disparition avait été rapportée à la police de Sainte-Thérèse quatre jours plus tôt. Elle aurait été étranglée. Selon Le Devoir: « Marie-Chantale Desjardins, 10 ans, a bel et bien été assassinée. C’est ce qu’a confirmé en fin d’après-midi, hier, le rapport préliminaire d’autopsie qui a établi que l’enfant est morte des suites d’une asphyxie par strangulation ou par suffocation. Elle aurait aussi probablement été agressée sexuellement, les organes sexuels de la fillette portant des contusions. Le docteur Bourgault, du Laboratoire de médecine légale de Montréal, a toutefois précisé qu’il devrait faire des analyses supplémentaires afin de confirmer de manière certaine la cause et les circonstances de la mort. Il a toutefois pu établir que le décès de la fillette remonterait à lundi [18 juillet], soit deux jours après sa disparition. Les parents de Marie-Chantale Desjardins avaient signalé sa disparition samedi soir [16 juillet], vers 22 heures. Ils pensaient alors à une fugue, la petite ayant menacé sa mère de partir. Elle aurait fort mal réagi au déménagement de la famille de Blainville à Sainte-Thérèse et à l’aménagement avec le nouveau conjoint de sa mère. Et c’est vers les amis de son ancien quartier que s’étaient tout d’abord tournés les recherches des policiers. En vain. Une armée de bénévoles s’étaient alors joints aux policiers de Sainte-Thérèse et aux enquêteurs de la Sûreté du Québec pour ratisser les environs. Le corps de Marie-Chantale Desjardins a été retrouvé mercredi midi par une amie de la famille qui se trouvait parmi les bénévoles. Il gisait dans un boisé à l’arrière de la Place Rosemère, à environ un kilomètre de la maison familiale. Ce centre commercial se situe aux abords de l’autoroute 640, et c’est dans un boisé qui borde la même autoroute, à une vingtaine de kilomètres de là, qu’a été retrouvé il y a deux semaines le corps d’une autre jeune fille, violée et assassinée, Mélanie Cabay. Hier, tout le monde y voyait plus qu’une coïncidence. Une analogie fortuite, estime toutefois l’agent Luc Gadoury, de la Sûreté du Québec. « Il n’y a pas assez d’éléments disponibles pour faire de telles extrapolations », dit-il. La jeune Marie-Chantale Desjardins a été vue pour la dernière fois samedi après-midi, dans une arcade de jeux de la rue Turgeon, au centre-ville de Sainte-Thérèse. »[1]
Selon le rapport du coroner, le décès est attribuable à une « asphyxie par suffocation. […] Il s’agit d’une mort violente par homicide. »[2] Quant aux circonstances du meurtre, le coroner souligne : « Marie-Chantal[e] Desjardins est portées disparue de son domicile le 16 juillet 1994 vers 10 :00 hre. Son cadavre est retrouvé le 20 juillet dans un boisé situé tout près du Centre Commercial Place Rosemère à Rosemère. Comme une enquête policière est en cours, il n’est pas possible de procéder à un exposé des circonstances. »
Néanmoins, le coroner a constaté des lacérations à la bouche, des ecchymoses à l’épaule droite, un « aspect ecchymotique des petites lèvres » et des traumatismes dans le dos. Malgré certaines spéculations, ce dossier est demeuré non élucidé durant près de 30 ans.
Le 12 décembre 2023, 29 ans plus tard, la SQ annonçait avoir trouvé l’assassin de la petite Marie-Chantale. Ce jour-là, ils se son rendu à la prison La Macaza pour procédér à l’arrestation de Réal Courtemanche, 61 ans, en l’accusant officiellement de meurtre prémédité. Courtemanche, déjà déclaré délinquant dangereux, purgeait une peine pour un autre crime. “Selon le corps policier provincial, c’est grâce aux méthodes innovantes d’enquête en biologie judiciaire que le suspect a pu être identifié et arrêté.”[3]
En octobre 2025, Courtemanche a été reconnu coupable de meurtre au deuxième degré. « Selon le corps policier provincial, c’est grâce aux méthodes innovantes d’enquête en biologie judiciaire que le suspect a pu être identifié et arrêté. »[4]
[1] Martine Turenne, « Marie-Chantale Desjardins a été assassinée », Le Devoir, 22 juillet 1994, Revues et journaux québécois, Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
[2] Michel Trudeau, « Rapport d’investigation du coroner sur la mort de Marie-Chantal Desjardins », Coroner (Saint-Eustache: Bureau du coroner du Québec, 14 mars 1995). Copie de l’enquête reçu le 22 avril 2020.





Commentaires